2 Octobre 2014

La lutte à l'intimidation - Le forum d’un côté, les compressions libérales de l’autre

Québec, le 2 octobre 2014 – Le député de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte contre l’intimidation, Mathieu Traversy, la députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole en matière d’éducation primaire et secondaire et de persévérance scolaire, Nicole Léger, ainsi que le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole en matière de justice, Alexandre Cloutier, dénoncent l’incohérence du gouvernement libéral, qui tient une grand-messe pour s’attaquer à l’intimidation et à la violence dans les écoles, alors qu’au même moment, il suggère aux établissements de couper dans l’enveloppe prévue à cette fin.

Rappelons qu’au cours de l’été, le cabinet du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, a remis aux commissions scolaires une liste comprenant 32 suggestions de coupes possibles dans les services directs aux élèves. On constate malheureusement ce matin que certaines commissions scolaires vont suivre les conseils du cabinet du ministre et couper dans les budgets consacrés à la mesure Prévenir et combattre l’intimidation et la violence dans les écoles.

« Comment le gouvernement libéral a-t-il pu suggérer de couper dans les budgets dédiés à la lutte contre l’intimidation dans les écoles, alors que c’est supposé être une priorité pour le premier ministre et la ministre de la Famille? En ce moment même, ils participent tous les deux à un forum sur ce thème; où est la cohérence? », a demandé le député Mathieu Traversy.
Nicole Léger a pour sa part insisté sur la responsabilité du ministre Yves Bolduc. « Combien a-t-on coupé dans la lutte contre l’intimidation dans les écoles du Québec? Le ministre de l’Éducation est responsable de cette triste situation, et c’est son devoir de chiffrer l’ampleur des dégâts. Les Québécois ont le droit de savoir », a déclaré la députée.

« Est-ce que ces compressions affecteront l’application du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie 2011-2016 dans les écoles du Québec? La situation est inquiétante. La ministre de la Justice ne peut pas rester les bras croisés; elle doit intervenir auprès de son collègue ministre de l’Éducation », a affirmé Alexandre Cloutier.