18 Décembre 2014

Le maintien en poste du ministre Yves Bolduc est une mauvaise nouvelle pour le Québec

Québec, le 18 décembre 2014 – La députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire et de persévérance scolaire, Nicole Léger, est déçue des propos du premier ministre, qui a affirmé aujourd’hui qu’il n’avait pas l’intention de remplacer Yves Bolduc à la tête du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

« Le premier ministre parle d’une vision 2020-2025 de l’école; cette année, il a manifestement décidé de mettre la hache dans les services aux élèves. Lorsqu’on l’entend vanter le travail de son ministre de l’Éducation, on a l’impression qu’il est dans un univers parallèle. S’il y a une chose qui fait l’unanimité à l’heure actuelle dans le monde de l’éducation, c’est que le ministre n’est pas à la hauteur. À vrai dire, il n’y a qu’une personne au Québec qui n’a pas encore compris qu’Yves Bolduc n’est pas à sa place : le premier ministre Philippe Couillard », a déclaré Nicole Léger.

Le ministre Yves Bolduc en a ajouté, hier, en mentionnant que la hausse du ratio maître-élèves n’aurait pas d’impact, une déclaration allant à l’encontre de ce que soutient l’ensemble du milieu de l’éducation; de nombreuses études s’étant penchées sur ce ratio ont d’ailleurs démontré que le nombre d’élèves par classe est un facteur déterminant de la réussite scolaire de tous les enfants, notamment des élèves en difficulté.

« Cette sortie d’Yves Bolduc, pour justifier la hausse du ratio, est le dernier acte d’une tragicomédie qui ne compte qu’un personnage : le ministre de l’Éducation lui-même. Cette mauvaise pièce de théâtre a assez duré. Pour le bien des enfants du Québec et de tout le milieu de l’éducation, Yves Bolduc doit quitter », a conclu Nicole Léger.