9 Avril 2015

Le ministre François Blais doit écouter le milieu de l’éducation

 Québec, le 9 avril 2015 – La députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Nicole Léger, joint sa voix à celle de différents intervenants du monde de l’éducation et affirme que l’implantation du programme d’anglais intensif en sixième année ne doit pas se faire de façon unilatérale; il faut plutôt écouter les intervenants du milieu scolaire et collaborer avec eux.

 « Quatre ans ont passé, et il est maintenant évident que le grand rêve libéral de l’anglais obligatoire pour tous en sixième année ne tient pas la route. Est-ce que l’apprentissage intensif de l’anglais est une bonne idée pour un jeune qui a déjà des difficultés d’apprentissage en cinquième année? La réponse est non. Est-ce une bonne idée pour les enfants allophones vivant dans un milieu où la langue anglaise est omniprésente? Non. Et c’est la même chose pour les écoles francophones dont les élèves vivent dans un milieu anglophone; pensons à l’Ouest de Montréal. C’est notamment pour ces raisons que l’anglais obligatoire pour tous en sixième année n’est pas viable », a déclaré Nicole Léger.

 « De toutes parts, on dénonce la qualité du français des jeunes, notamment dans les cégeps et les universités. Les ressources disponibles devraient d’abord viser une amélioration de l’enseignement de notre propre langue, surtout dans un contexte où l’aide aux devoirs, la francisation et les services aux élèves en difficulté d’apprentissage subissent des compressions, et au moment où le gouvernement veut augmenter le nombre d’élèves par classe. L’anglais intensif doit être implanté correctement, en respectant les ressources disponibles et en soutenant les enseignants et les professionnels de l’éducation », a conclu Nicole Léger.